Objection Votre Honneur



Publié le jeudi 22 janvier 2009


Jeudi 22 janvier 2009

OBAMA defend les américains. - CHAREST lui fourre les Québécois.

 

Après Donnacona, ce sont les travailleurs du Saguenay qui se font crosser. Il y a une clause secrète dans la supposée entente en «béton» qui perment à Alcan de mettre des travailleurs à pied.  Charest avait prétendu le contraire mais il s’en moque aujourd'hui. Son cadeau de $400 millions à l’Alcan lui assure une place de choix dans le club des membres de C.A. à sa retraite de la politique.

 

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Charest a-t-il menti?

 

Le gouvernement Charest savait que la multinationale Rio Tinto Alcan allait faire des mises à pied au Québec. «La décision s’est prise à Londres mais c’est certain que le gouvernement ne l’a pas appris hier», soutient le Leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard.

 

En 2007, le gouvernement Charest affirmait avoir conclu avec Rio Tinto, lors de l’achat d’Alcan, une «entente béton» qui devait permettre le maintien des «niveaux d’emploi».

 

Or, une clause secrète permettait à la multinationale de ne pas respecter ses obligations au Québec. Cette clause est liée au prix de l’aluminium et désengage l’entreprise britannique lorsqu’il atteint un seuil précis.

 

Depuis le 2 janvier, Rio Tinto Alcan juge les prix insatisfaisants et sabre dans ses opérations au Québec. Il trouve enfin le silence du gouvernement inacceptable. Et surtout que le conseil des ministres ait suspendu ses activités durant cette semaine difficile pour le Québec, à cause des vacances de Jean Charest.

 

Mais il y a pire, estime-t-il. Selon lui, Jean Charest et le ministre du Développement économique du Québec, Raymond Bachand, savaient que la multinationale britannique disposait d’une clause de libération mais ils ne l’ont pas dit.

 

«Ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il y avait une clause secrète. Encore une fois, le gouvernement libéral n'avait pas tout dit. Le ministre Bachand et le premier ministre avaient menti carrément aux Québécois en inscrivant une clause secrète qui permettait à Rio Tinto de se libérer de ses engagements», a martelé le député Bédard.

 

Extraits, Michel Hébert, Journal de Québec, 2009 10  21



4 Commentaires :

Commentaire écrit le vendredi 23 janvier 2009 à 20:00:49 (lien)
Aimé Laliberté - www.mondialisation.ca
Sur la terre, on retrouve trois (3) types d'êtres humains :

1) Les meneurs (1 %, l'élite)
2) Les suiveux (95 %, les dépendants)
3) les indépendants (4 %, libres penseurs)

L'élite est parfaitement au courant de ceci et conserve son pouvoir en créant des problèmes et en proposant des solutions, ce qui satisfait le besoin des dépendants d'être menés.

Une bonne partie des indépendants consacre, en vain, beaucoup d'énergie à tenter convaincre les suiveux de cesser de suivre les meneurs. Rien n'y fait, le désir des suiveux d'être mené est si fort, et leur dépendance si grande, qu'aucun argument ne peut les convaincre de cesser d'idôlatrer ceux qui les mènent. Ainsi est faite la vie. Le seul espoir des indépendants est de découvrir comment vivre sans être importuné par ceux qui mènent le troupeau de suiveux. Paix!


Commentaire écrit le vendredi 23 janvier 2009 à 17:09:44 (lien)
Aimé Laliberté - www.mondialisation.ca
Donc les Québécois ont prêté 400 millions $ sans intérêt pendant 30 ans, ce qui équivaut à donner entre 500 millions $ et un milliard $ (selon le taux d'intérêt des 30 prochaines années) à une multinationale étrangère, laquelle bénéficie de plus d'un tarif d'électricité préférentiel. En contrepartie, la multinationale s'est engagé à maintenir le même niveau d'emploi tant que le prix de l'aluminium ne baisse pas à un niveau X, auquel cas elle peut licencier autant d'employés qu'elle veut.

Évidemment, c'est une opération très désavantageuse pour les Québécois. En anglais on appelle ça du 'corporate welfare' (aide sociale pour les entreprises). À terre-Neuve, tout récemment, le premier ministre Danny Williams a annoncé la nationalisation d'une multinationale qui menaçait de fermer ses portes. Rien n'empêche Jean Charest de faire la même chose. Au fond, ne croyez-vous pas que c'est d'abord une question de loyauté?

Pour qui travaille vraiment Jean Charest?


Commentaire écrit le vendredi 23 janvier 2009 à 13:02:08 (lien)
L\'avocat du Diable
Ce n'est pas Rio Tinto qui en cause ici mais la malhonnêteté intellectuelle de Jean Charest. La divulgation de la clause n'aurait en rien affecté la compétitivité d'Alcan tel que le révèle l'éditorial de J-R Sanfaçon dans le Devoir du 2009 01 23.

Il faut être doublement naïf de croire que Rio Tinto Alcan aureit abandonné le trésor hydro-électrique qu'elle possède au Saguenay si Charest ne lui avait pas fait cadeau d'un prêt de $400 millions sans intérêt remboursable dans 30 ans.




Commentaire écrit le vendredi 23 janvier 2009 à 09:59:11 (lien)
Jacques Blanchette - http://reflexions_du_fauteuil.monblogue.branchez-vous.com/
Les clauses secrètes, c'est inacceptable en général, mais il peut y avoir des cas d'exception comme lorsque Hydro-Québec consent des tarifs préférenciels à certaines entreprises pour les attirer ici. C'est bien évident qu'on ne peut les dévoiler pour des raisons de compétitivité et qu'il faut faire confiance au gouvernement qui a justement été élu pour gérer ce genre d'affaires.
Par contre, il faut être naïf pour croire qu'une entreprise respectera un engagement à maintenir des emplois. Il n'y a rien qui empêchera une compagnie de licencier si la conjoncture économique ou sa santé financière l'exige. Rien non plus qui la retiendra au Québec si elle trouve des conditions plus avantageuses ailleurs.
Alors il faut choisir entre les emplois et la rectitude politique. Moi je choisis les emplois. Ça nourrit mieux les familles que les idées.


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